Transhumance caprins

Dans le cadre de sa démarche «zéro phytosanitaires» associée à son plan de gestion différenciée, la Ville de L’Isle d’Abeau a fait le choix de l’éco-pâturage depuis 2017.
Avec le printemps, l’entretien des espaces verts fait son retour et la mise en pâturage d’un cheptel de caprins également. Retrouvez notre précédent article ici

Afin d’évaluer le bon comportement du troupeau sur un trajet court avant son déplacement d’estive en avril, un test de transhumance a été organisé, ce jeudi 11 février 2021, de 14h à 17h, de la ferme Chaffard (rue du Mollard) en direction du Château Delay.

Le cheptel était encadré par la chevrière Mylène, un groupe d’enfants du Centre de loisirs M. Colucci, des animateurs, des agents du Service Écologie Urbaine et de la Police Municipale, des Élus : Roland BORGHI, Adjoint Délégué à la Qualité du Cadre de Vie et Marie GRATIER, Conseillère Municipale Déléguée à l’Écocitoyenneté.

L’éco-pâturage : une pratique écologique et économique

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi Labbé en 2017, les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser de produits phytosanitaires dans les lieux publics. Pour faire disparaître les mauvaises herbes et les plantes invasives (comme la renouée du Japon) et limiter leur pousse, L’Isle d’Abeau comme de nombreuses autres communes a opté pour l’éco-pâturage qui répond complétement aux exigences de son plan de gestion différenciée : une véritable alternative à l’entretien mécanique des espaces verts pour une gestion plus respectueuse de son environnement et de la biodiversité.
Opiniâtres, silencieux et… gourmands les chèvres et boucs sont les partenaires idéals pour entretenir les espaces publics : nul besoin de mobiliser des hommes et du matériel. Plus besoin de tondeuses bruyantes et gourmandes en carburant fossile… L’objectif : laisser faire la nature, en l’occurrence les ovins dont le patient travail vient naturellement à bout des zones les plus pentues et embroussaillées, tout en réduisant sérieusement les quantités de déchets verts qui terminent dans leurs estomacs plutôt que dans la déchetterie ! Avec à la clef, une réduction des coûts de transport et de retraitement.

Une fonction pédagogique, éducative et sociale

L’éco-pâturage revêt également une intéressante fonction pédagogique, éducative (notamment auprès des jeunes) et sociale, en participant à l’amélioration des connaissances des habitants sur la nature et l’animal puis sur les modes de gestion écologiques des espaces verts. La vue d’animaux en train de paître tranquillement est nettement plus agréable que le spectacle de tondeuses souvent bruyantes.

Attention cependant à ne pas nourrir les chèvres. En effet ces dernières peuvent attraper des maladies pouvant conduire à leur décès.