Patrimoine

Ville Nouvelle, L'isle d'Abeau est particulièrement attachée à la préservation de son patrimoine.
Découvrez dans cette rubrique quelques éléments du patrimoine lilot.

La Ville de l'Ilse d'Abeau remercie de GIP-AT Isère, Porte des Alpes qui a réalisé l'ensemble des textes et visuels présentés dans cette rubrique.

La commanderie du temple

Époque : Moyen-Âge

Commanderie du Temple

La Commanderie du Temple de Vaulx est l'unique édifice de ce type encore en élévation sur le territoire d'Isère Porte des Alpes. Elle fut la propriété du Comte Olivier de Vaulx qui le donna aux Templiers, puis aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. La chapelle attenante à l'édifice a été incendiée vers 1840. Cet ensemble en pierres dégrossies ceint dans un mur d'enceinte est partiellement enduit. Le corps de bâtiment principal est flanqué de petites tours engagées sur la façade ouest et d'un donjon carré à l'est. Au sud de la chapelle, un bâtiment rectangulaire a été construit avec deux pignons à redents.

Ancienne école - Mairie

Époque : Contemporaine

Ancienne ecole - mairie

La façade principale de cette ancienne « Mairie-École » de plan rectangulaire est formée d'un avant-corps central en légère saillie de deux travées. Ce dernier est surmonté d'un pignon dont le centre est orné d'une plaque RF. Cet édifice est en moellons calcaires. La façade principale est rythmée par six travées de baies rectangulaires avec encadrement droit. Une plaque « Mairie » est disposée entre les fenêtres du premier étage de la travée centrale. « Liberté, Égalité, Fraternité » est visible entre les deux autres inscriptions. La Mairie fut aménagée dans une construction contemporaine reliant l'ancienne « Mairie-École » à un bâtiment réhabilité accueillant aussi des services techniques. Auparavant, la Mairie était à l'étage au centre et les logements pour les instituteurs sur les ailes.

Les puits locaux

Époque : Contemporaine


Puits du DidierPuits du Lissieu

 

Aux abords des champs, la commune de l'Isle d'Abeau accueille de nombreux puits ayant une typologie commune : un mur de margelle circulaire en pierre avec vantail en bois et sans structure porteuse. La typologie courante du territoire d'Isère Porte des Alpes est un mur de margelle circulaire surmonté d'une couverture et d'un système de poulies apparente.
Quelques endroits où vous pourrez admirer ces puits : dans le bourg, au Mollard, au Lissieu, au 18, rue du Didier ...

La Chapelle Sainte Anne

Époque : Moyen-Âge

chapelle sainte anne

Cette chapelle est le seul exemple d'édifice religieux circulaire. Elle faisait partie du « vieux château » ; C'était un bâtiment rectangulaire qui était (d'après une carte postale ancienne représentant le château) dissocié de la chapelle. Le château fut détruit avant la guerre. La chapelle a été reconstruite en 1863 à l'emplacement de l'ancienne chapelle médiévale. Ce bâtiment en moellons calcaires disposés en assises irrégulières était autrefois rattaché à un logis. Il a été construit dans la pente et l'on peut voir ses fondations au nord. Cette petite chapelle était autrefois située au rez-de-chaussée d'une tour de château. On note la présence d'une meurtrière taillée dans un bloc et la grille de la porte est ajourée et ornée d'un décor régulier de fleur et de végétaux.

Le colombier du château

Époque : Moderne

colombier du chateau

Ce colombier est l'un des cinq encore en élévation sur le territoire d'Isère Porte des Alpes. Les autres édifices sont implantés sur les communes de St-Marcel-Bel-Accueil, Satolas-et-Bonce, La Verpillière et Vaulx-Milieu. L'ensemble château et colombier a été construit par les De Polloud cités comme seigneurs de l'Isle d'Abeau du XIV ° au XVI°siècle. Au bord sud du plateau, accessible par le Nord, ce colombier de plan circulaire en moellons calcaires est construit dans la pente. On note la présence de nichoirs rectangulaires sur toute la hauteur.

La Chapelle st Théobad

Époque : Moyen-Âge

chapelle saint theobald

Sur un replat aménagé dans la pente d'un coteau, on remarque des pans de murs rasés recouverts par la végétations et formant une structure orientée est-ouest. C'est le site de l'ancienne chapelle St Théobald désaffectée en 1865 puis détruite peu après. Le vocable provient de l'archevêque Thibaut ou Theubald (957-1001) construit après sa mort. Le sarcophage de Théobald était encore en place dans cette chapelle en 1868 et certaines de ces pierres ont été réutilisées dans la façade nord-ouest de la nouvelle église construite en remplacement. Le sarcophage du II° ou III° siècle, provenant du site de la Villa du Gûa (christianisé vers le V° ou VI° siècle) est gravé d'un alpha et d'un oméga datant d'avant 493, ces signes n'ayant plus tété utilisés en Gaule par la suite.

Le site d'une villa gallo-romaine

Époque : Gallo-Romaine

villa gallo romaine

Ce site a révélé à la suite de fouilles archéologiques de nombreux pans de murs formant des espaces clairement délimités composant les entités résidentielles ou artisanales d'un établissement gallo-romain. Les fouilles révélèrent un ensemble complexe de murs, bassins, égouts et sols bétonnés. Le site est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1989. Les structures visibles aujourd'hui ne représentent que la partie centrale d'un site plus vaste dont la partie sud a été détruite par une carrière de pierre. La régularité des salles de petites dimensions des fondations mises au jour font penser à celles d'espaces de stockage.

Un vase en verre, des pots en céramique grise, des monnaies des III° et IV°siècles et une de Vienne des XII° et XIII°siècles composent notamment le matériel exhumé lors des fouilles.
Les éléments du sarcophage remployés dans l'appareil de la façade nord de la nouvelle église paroissiale proviendraient du site du Gûa. Il daterait du II° ou III° siècle de notre ère. La fonction de l'établissement gallo-romain est supposée hôtelière. Le temple construit tardivement à Saint-Germain a peut-être donné au site du Gûa une valeur de relais d'étape. Au moins sept états successifs d'aménagements ont été discernés. De plus, une permanence d'occupation sur le site fut révélée par les fouilles : des habitations médiévales du XIII° siècle seraient les constructions les plus récentes.

La Chapelle Saint Germain

Époque : Moyen-Âge

chapelle saint germain

Couronnant le hameau de Saint-Germain, cette chapelle a été construite à l'extrémité occidentale du plateau de l'Isle. Elle possède encore quelques vestiges de l'époque romane. La chapelle est le dernier lieu culturel construit à Saint-Germain, elle succéda en effet à un édifice chrétien dont on connaît seulement l'époque de son remaniement : X° - XI° siècle (en ont été retrouvés des blocs gallo-romains et des dalles carolingiennes). Il fut lui-même construit à l'emplacement d'un temple gallo-romain du Ier ou du II° siècle de notre ère, de plan carré (six mètres de côté) et dont les soubassements étaient des blocs de choin blancs. Il était inclus à un large domaine ceint d'un enclos. Ce dernier en était le seul vestige au V° siècle.
Cet édifice se compose d'une nef rectangulaire, d'une abside semi-circulaire plus basse que la nef, d'un campanile placé sur l'extrémité orientale du toit de la nef et d'un clocher carré sur voûte aménagée sur l'extrémité ouest du même toit.
Un édifice culturel fut construit sur la colline e saint-germain pour commémorer le passage de la dépouille mortelle de Saint-germain, mort à Rome au V° siècle.
La chapelle actuelle fut construite à la fin du XI° siècle, suite à l'incendie de l'édifice carolingien. A l'origine, la nef était moins haute et l'abside n'existait pas. L'abside date du XIV° siècle, le rehaussement de la nef et le dallage datant du XVII° siècle. Des cérémonies religieuses s'y déroulèrent jusqu'à l'Empire et reprirent au début du second empire pour cesser définitivement vers 1920. Le site de la chapelle a été inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1954. Des fouilles ont été menées de 1959 à 1964. L'association « La Compagnie Saint-Germain » participe depuis les années 60 à restaurer et faire vivre le site.

Cippe gallo-romaine

Époque : Gallo-Romaine

cippe

Cette pierre monolithe sculptée et anépigraphe (dépourvue d'inscription) est un des seuls vestiges gallo-romains encore en élévation et en place. Elle est placée au bord d'un à-pic limitant à l'ouest la Colline Saint-Germain. Il fait face à l'est et à l'entrée de la Chapelle Saint-Germain. Des sondages à proximité ont révélés qu'il était posé sur un substrat de tessons de poterie grise et d'ossements humaines haut de quatre-vingt centimètres. Un anneau en argent fut retrouvé dans ce substrat.

Les carrières

Époque : contemporaine

carriere du gâcarriere ru

La présence de deux carrières sur la commune de l'Isle d'Abeau est importante à mettre en valeur car de ces dernières dépend le traitement de certaines demeures de la commune. Ce vaste espace au pied d'un front de taille est percé dans le flanc sud du plateau oriental de la commune. On distingue trois niveau de circulation sur cet espace. L'activité industrielle liée à l'extraction de pierres calcaires donna son nom à la rue bordant cet espace, aujourd'hui abandonné. On la nomme la rue des Carrières.

La Cabane de vignes

Époque : contemporaine

cabane de vigne

L'implantation de cette cabane de vignes sur la commune de l'Isle d'Abeau permet de mettre en avant son passé étroitement lié à la culture vinicole. Cette cabane de vignes est ruinée mais la destruction fut stoppée par l'application de béton sur le sommet des pans de mur encore en place. Elle est placée au pied d'un coteau dont les vignes ont été arrachées. Des murs de soutainement sont visibles à l'ouest et à l'est de la cabane. De la terre comble l'intérieur.

Contacts utiles :

Le patrimoine de la Ville vous intéresse ? vous pouvez contacter les associations de défense du patrimoine lilot :
La Compagnie Saint Germain http://compagniesaintgermain.com
Les Amis du Temple de Vaulx http://www.templedevaulx.com